Archive pour le novembre 5th, 2010

prière d’un tout petit

Vendredi, novembre 5th, 2010

Jésus tu es mon frère, mon confident, mon ami, mon protecteur, mon Amour, mon Dieu.

Un jour tu es entré dans ma vie, avec une délicatesse infinie, tu as effleuré mon coeur, tu l’as touché pour  toujours.

Ma vie en a été transformée.

Tu as chassé mes vieilles angoisses, mes angoisses amies, comme tu avais chassé les marchands du Temple ; je n’en éprouve qu’humilité, car c’est toi qui m’as sorti de leurs griffes.

Tu as fait renaître le petit enfant qui sommeillait en moi ; tu m’as réconcilié avec moi-même.

Tu m’as donné la Joie.

Tu as rénové mon coeur, tu lui as donné la capacité de mieux aimer les autres, de les comprendre, de m’émouvoir plus facilement de leur sort, de m’ouvrir et me confier à eux aussi.

Tu as donné un sens à ma vie, un chemin à parcourir ; tu m’as honoré en me disant : « suis-moi »

J’éprouve pour toi des bouffées de gratitude qui m’étouffent ; j’ai tant de gratitude que j’ai besoin de raconter tout cela chaque jour, à tous ceux qui veulent bien l’entendre.

Pardonne-moi si je me laisse distraire de toi sans cesse, par des pensées futiles, bêtes, mauvaises, sales, par d’inutiles plaisirs qui me rassurent, qui me freinent, m’entravent, me retardent, me tirent vers le bas.

Pardonnne-moi s’il m’arrive encore d’avoir peur, de trembler si souvent, d’être épouvanté à l’idée de manquer, à l’idée de finir seul, à l’idée d’être critiqué, raillé, condamné, à l’idée de mourir, de souffrir… alors qu’avec toi je devrais aller tranquille, docile et confiant comme un tout petit dans les bras de sa mère.

Pardonne-moi si parfois je me crois plus fort ou meilleur que d’autres, au prétexte que je te connais, en empruntant à ta puissance pour masquer ma grande pauvreté.

Pardonne-moi de faire si peu pour les autres, moi qui ai tant reçu.

Pardonne-moi d’être égoïste, lâche et vaniteux, alors que j’aimerais me croire généreux, courageux et humble.

Pardonne-moi mon orgueil, celui de vouloir être parfait, d’être celui qui écrase par sa gentillesse et par là domine toujours.

Pardonne-moi de ne pas savoir prier correctement.

Pardonne-moi mes innombrables manquements et mon ingratitude sans cesse renouvelée.

Pardonne-moi mon ignorance et ma paresse, et la complaisance que j’ai pour moi-même.

Pardonne-moi de me révéler si misérable et décevant, alors que tu es venu me chercher, pour me sauver et me donner le goût de l’espérance.

Merci de m’avoir donné de te rencontrer.

Merci de m’avoir donné ceux que j’aime chaque jour, ma femme mes enfants, ma famille, mes amis.

Merci de m’avoir donné chaque jour qui se lève.

Merci de m’avoir donné le désir de vivre.

Merci de m’avoir donné ce corps qui respire, ce coeur qui aime, ce cerveau qui réfléchit, cette âme qui a soif.

Meri de m’avoir donné la belle lumière du soleil, le merveilleux vent qui caresse ma peau et l’eau qui ruisselle humblement, le jour et le travail, la nuit et les rêves, la mer vivante, la campagne odorante et la montagne silencieuse, les parfums de la nature et l’industrieuse ville, la beauté des corps et de leurs gestes, la profondeur et la franchise des regards, la musique et les bruits, la laideur et l’appétit, la souffrance et la gaîté, le souvenir, le pardon et l’oubli.

Merci de m’avoir donné des dons que parfois je parviens à employer pour les autres. Merci de m’avoir donné les autres, qui ont les dons pour soulager les souffrances.

Merci de m’avoir donné ces frères et ces soeurs qui cheminent en même temps que moi.

Merci de m’avoir donné ta parole, qui parvient jusque dans l’intimité secrète des coeurs, pour les transformer à jamais.

Merci de m’avoir donné ton Eglise, si imparfaite soit-elle.

Merci, Seigneur Jésus.