petite mort

En souriant, un prêtre me parle de l’expérience que j’ai vécue et racontée dans mon livre : cette catéchèse improbable, dans un lieu sinistre, avec des gens qui me paraissaient horribles. « Comme je me suis reconnu dans cette description ! Moi, on m’a envoyé deux semaines à Lourdes à dix huit ans et dans mon groupe, il n’y avait que des vieux. Et j’avais le cafard ! Et je me demandais bien ce que je foutais là… » Il rigole aujourd’hui à ce souvenir. Nous sommes au petit matin, dans une cour d’école, où je m’apprête à témoigner devant une centaine d’élèves. Il me sourit et ajoute : « C’est fou comme le Seigneur nous impose des expériences de petite mort… »

Je comprends très bien ce qu’il dit. Cette expérience de petite mort, je la vis au moment même où il me parle : j’ai le trac, la gorge sèche et je me demande bien ce que je fous là, dans cette école inconnue, avec ce prêtre certes sympathique, mais qui dans cinq minutes va me lâcher, micro à la main, devant une horde de jeunes au mieux distraits, au pire chahuteurs…

Je lui réponds sans réfléchir que pour parler à Dieu, nous devons immanquablement passer par cette  « formalité » désagréable : traverser une petite mort. D’ailleurs l’eau du baptême ne symbolise-t-elle pas la mort ? Nous sommes plongés dans la mort pour pouvoir renaître à une nouvelle vie.

Je dis à ce prêtre que ce n’est pas un hasard si Jésus est venu me chercher dans une catéchèse à priori si rebutante. Il m’a invité à me laver au préalable dans l’expérience d’une petite mort. Sans cela, je ne l’aurais pas vu, entendu, touché, aimé. Quand on décide de s’approcher du pauvre qui vous fait peur, du malade qui vous rebute, du paria qui vous inspire méfiance, on goûte tout d’abord l’impression terreuse de la mort au fond de sa gorge. C’est seulement après, en rentrant chez soi que l’on sent la joie d’avoir parlé au Christ. Un peu comme les témoins d’Emmaüs.

Cette semaine, je suis parti avec un ami (j’avais trop peur d’y aller seul) à deux heures de Paris, rencontrer sept SDF (pardon pour cette appellation administrative) qui travaillent ensemble à se réinsérer dans la vie active. Depuis deux jours j’avais le trac à l’idée de me confronter à ces hommes, ou plutôt au fantasme que ces hommes représentent pour moi : avant même de les connaître, ils incarnent une de mes plus vieilles angoisses enfantines, devenir un jour moi-même SDF, ne plus parvenir à nourrir mes enfants, voir rapidement mon petit monde confortable s’écrouler comme un château de cartes et dormir dans la rue. J’ai la conscience aigüe que cela pourrait m’arriver.

J’ai donc traversé en deux heures cette expérience de petite mort.

Et quand je me suis assis au milieu d’eux et que nous avons commencé à les écouter, des larmes de joie me sont montées au coeur. J’ai remercié Jésus de m’avoir invité à cette table, de m’avoir fait encore une fois un si merveilleux cadeau.

J’étais venu sauver ces hommes et ce sont eux qui m’ont sauvé.

10/12/2011

39 commentaires

  1. Redigé par roselyne:

    BONJOUR !

    Quel bonheur de vous lire.
    J’ai marché sur le chemin de Compostelle en avril. Nous avons fait de belles rencontres mais celle qui est aujourd’hui, encore dans mon COEUR, c’est ce groupe de SDF marseillais. Très bel échange, plein de sagesse et d’humour.
    Je vous souhaite une belle semaine, pleine de sourires…car le sourire mène souvent à la rencontre…

  2. Redigé par marieluce:

    Merci encore et encore pour ce témoignage; Bonne journée. Dieu vous garde

  3. Redigé par L.N:

    c’est beau !!!!!!
    Jésus est si proche de nous mais encore plus , des démunis , des abandonnés , des malades , des laissés pour compte , de ceux qui nous effraient aux coins des rues , alors quand nous faisons l’effort de s’approcher , il y a c’est sûr une crainte mais ensuite , la joie nous inonde et vous en parlez très bien Thierry .
    Un sourire , une parole , même ne serait ce qu’un regarde suffit à redonner confiance et par là même à nous redonner la force de continuer à « rendre droit le chemin de Dieu »
    Nous ne somme jamais dignes de « délasser ses sandales » c’est l’Amour de Jésus qui nous rend digne
    Merci Thierry pour vos belles confessions chaque samedi , elles nous permettent de voir clair aussi en nous
    Aimons nous les uns les autres et que Dieu vous garde

  4. Redigé par FRANCOISJEAN:

    Bonjour à tous,

    Nous avons énormément de difficulté à faire coïncider nos « volontés » entre nous, ne nous étonnons donc pas d’en avoir autant pour faire coïncider notre volonté avec Celle du Père !

    Dans son livre : « le scaphandre et le papillon », Jean-Dominique Bauby raconte qu’un soir, alors qu’il était passionné par un match de foot, un infirmier, éteignit le téléviseur puisque c’était l’heure de dormir ! Oh, cet homme était en règle avec la loi, puisque le règlement était formel, à tel heure, on dort. Mais, croyant agir pour le bien de « bobby », avait-il tenu compte de sa volonté, de son plaisir, de sa vie…

    Emue par un SDF qui avait froid, une femme va dans l’armoire familiale y prendre une veste rarement utilisée par son mari et la donne à cet homme. Le mari n’est pas d’accord. Ce faisant, cette femme n’a-t-elle pas négligé son mari, n’a-t-elle pas hypothéqué son désir possible de don de sa propre veste si elle lui en avait parlé avant, n’a-t-elle pas pris la place, pris possession de son époux, ce qui est le contraire de l’Amour.

    Une jeune demande comment épanouir sa sexualité dans le contexte de l’Evangile. En éludant la question, ne décidons nous pas, à la place de cette jeune donc de Dieu, ce qui est bon ou non pour elle. Peut-être sommes-nous, nous-même bloqués par la ou les réponses possibles….

    Si, comme nous le recommande Mgr Rouet, nous cherchions systématiquement à nous mettre à la place de celui ou celle qui nous interpelle, peut-être que notre réponse serait plus conforme aux attentes de nos frères. Il suffisait que cet infirmier regarde l’image télévisée et demande à « Bobby » s’il était intéressé….Il aurait alors laissé la télé allumée jusqu’à la fin du match….Bien sûr il lui aurait alors fallu revenir. Peut-être que l’acte d’Amour se situait là. De même qu’il se situait sans doute dans le don de cette veste par le couple lui-même, de même qu’il se situait dans une réponse conforme à celle du Christ face à la femme adultère ou à la samaritaine.

    Comme le souligne Thierry Bizot dans son blog, c’est dur de mourir à soi à chaque instant, de laisser parler Dieu présent en nous, de devenir « le vitrail qui laisse chanter le Soleil ».

    Amitiés

    Françoisjean

  5. Redigé par Charles:

    J’ai souvent fait le même constat, mais j’en ai une approche différente (et sans doute complémentaire) Voilà, nous autres pauvres hommes sur notre pauvre terre, quand nous faisons des cadeaux, ce sont fatalement de pauvres cadeaux. Nous les emballons de jolis papiers brillants, de rubans chatoyants, pour signifier l’intention que nous avons de combler le destinataire, ce qui est hors de notre portée.

    Quand Dieu fait un cadeau, c’est un cadeau parfait, qui comble exactement notre désir, un cadeau bien plus grand que nous n’osions l’espérer. Il n’a pas besoin d’un bel emballage ! Au contraire, on dirait que Dieu s’applique à le rendre le moins attirant possible. Mais c’est que le Seigneur, qui respecte notre liberté, n’est jamais dans la séduction. Il veut que nous acceptions son cadeau avec confiance, pas avec convoitise.

    C’est un aspect parmi d’autres de l’inversion des valeurs entre le monde et le Royaume, que l’on retrouve dans les béatitudes…

  6. Redigé par Marianne:

    Les bergers qui ont suivi l’étoile étaient des SDF, Et si on pense – en se référant à l’Evangile – que ceux-ci sont les premiers à reconnaître en ce nouveau-né le Messie, alors ils sont les premiers chrétiens.

    J’avoue ne pas vous suivre dans vos derniers messages (en plus d’un ordinateur défaillant), Du tout !

    Pour ce qui est de ce message, je sursaute sur votre analogie avec le baptême, Et la Vie ? Mort, petite mort, péché, Salut… Bref !

    Quoiqu’il en soit, il manque à vos expériences le toucher, l’odorat, et autres sens, Tout acte du Christ, qui certes enseignait, mais aussi touchait, songez par exemple à l’aveugle-né.

    Ceci me fait penser à une belle méditation du frère Timothy Radcliffe devant des jeunes, J’ai déjà mis le lien mais je recommence ! Le voici : http://vocations.cef.fr/IMG/pdf/JMJ_2011_-_Taize_-_intervention_T-_Radcliffe.pdf

    Bon, il ne fait pas chaud, c’est pas tout ça, etc.

    Belle semaine, dans ce temps de l’Avent et amitiés,

    Marianne

  7. Redigé par marco antonio - brésil:

    J’ai aimé ce texte. Mais comme brésilien je ne sais pas le sens de SDF. Je demande s’il y a quelqu’un que me peut faire la délicatèsse de m’expliquer. Merci d’avance.
    Marco Antonio

  8. Redigé par Catherine87:

    Bonsoir Thierry, bonsoir à tous,

    Des petites morts, on en vit tous.
    Des moments où l’on aimerait être ailleurs…

  9. Redigé par elena:

    Pour Thierry, Merci pour ce texte et pour tous les autres.

    Pour Marco Antonio : SDF est l’abréviation de Sans Domicile Fixe. C’est le nom administratif des personnes qui vivent et dorment dans la rue. Amicalement.

  10. Redigé par Doris:

    je communie… merci mon frère
    votre soeur en Jésus
    +doris

  11. Redigé par Brigitte:

    La vie est ombre et lumière.Nous sommes ombre et lumière.L’eau du baptême symbolise à la fois ,il me semble le passage dans l’ombre ,puis la présence à la lumière.Beaucoup de nos activités humaines passent par ces deux états.Lorsque nous allons visiter un malade,l’angoisse nous étreint avant de le rencontrer,puis peu à peu les peurs s’estompent:on ne voit que la personne vivante,lumineuse et heureuse de nous sourire ;cela doit être de même pour des personnes incarcérées,des S.D.F ou d’autres exclus.Il en ressort une certaine joie secrète et silencieuse pour tous les acteurs.
    Telle est une des dimensions chrétiennes.
    Thierry,c’est de cette manière que je perçois votre message.
    Brigitte

  12. Redigé par martine:

    Bonjour à tous,

    Cette petite mort dont vous parlez me paraît fort ressembler à la peur, au doute, doute de soi, doute dans sa foi tant il est vrai qu’on ne sait réellement qu’on a bien agi qu’a posteriori et en examinant les conséquences de nos actes et paroles. Parfois des années sont nécessaires pour que les graines germent et montrent au grand jour leurs fruits.
    Comment savoir quand nous sommes au service de notre Seigneur et quand notre égo et notre intelligence (très limitée) sont seuls aux commandes ?
    Alors avant d’agir, se poser sincèrement la question, qu’est-ce que je fais là, c’est une petite mort à soi-même. S’ajoute souvent un sentiment de peur : peur des autres quand ils sont trop nombreux et que l’on doit intervenir en public, peur de l’autre quand il est trop différent ou quand il représente un chemin de vie qui nous effraie comme les SDF. Pourtant, parfois au fond de son coeur, avant d’agir, une petite voix parle, dont on a souvent du mal à croire qu’elle soit vraiment inspirée.

    Laissez-moi vous raconter une jolie expérience qui m’est arrivée à la fois différente de celle de Thierry et en même temps très proche.

    Je me préparais à aller visiter un salon dans une ville voisine et j’ai
    entendu, celui que je n’ose nommer (notre ami à tous , je pense),
    me dire : « Mets une pièce dans la poche de ton manteau, tu vas
    rencontrer un SDF et tu la lui donneras ». Je me suis exécutée. Le parc des expositions de la ville voisine se trouve dans un endroit assez central et je ne doutais pas, (malheureusement, vu le nombre de miséreux actuellement dans notre pays), que quelque SDF ait eu l’idée de venir faire la manche à l’entrée de ce salon. Mais le temps était exécrable, il pleuvait, ventait, si bien qu’au cours de ma petite sortie je ne rencontrais aucun SDF. Quelle déception ! A mon retour, j’étais déçue, je me disais tu t’aies imaginée avoir entendu une petite voix mais en réalité c’est toi qui invente. Pourtant il me semblait que je savais reconnaître cette petite voix. Je ne
    pouvais que constater mon erreur, ce qui me mit très mal à l’aise, créant le doute sur moi-même, sur la réalité de la présence de Jésus à mes côtés : c’était une vraie petite mort !
    Le lendemain, je partais au travail, sans prendre mon porte-monnaie, car il m’est arrivée de me faire voler mon cartable. Je suis prof depuis 20 ans dans un très grand lycée légèrement à l’extérieur de la ville. Situé au fond d’une impasse, un grand parking pouvant contenir une centaine de voitures précède le portail. Hormis pendant les récréations ou aux heures d’entrèe/sortie il y a peu de personnes sur ce parking. J’arrivais à 9h30, il n’y avait personne, les étudiants étaient en cours et je trouvais difficilement une place pour me garer. Je suis sortie de la voiture, je l’ai fermé à clé, perdue dans mes pensées, je me retournais pour me diriger vers
    le lycée et là !!! Ce fut tout simplement génial !!!! Un SDF sorti de nullepart venait vers moi.
    Il avait le visage buriné des personnes qui vivent dehors, les traits marqués par toutes les souffrances qu’il avait dues
    subir et aussi peut être par l’alcoolisme. Mais son regard était brillant, lumineux, il souriait et il avait, chose incroyable : un manteau magnifiquement blanc. C’était la première fois en 20 ans que je voyais un SDF sur ce parking, et c’était aussi la première fois que je voyais un SDF habillé de blanc. C’était magique ! Je lui ai dis : « je sais pourquoi vous venez, je vous attendais ». J’ai tiré de ma poche les 2 € qui j’y avais mis la veille, je lui ai donné, il a pris l’argent et m’a serré chaleureusement la main en me remerciant vivement, puis il est reparti. Moi, je restais là remplie d’amour, de gratitude pour notre Seigneur pleurant de joie toute seule sur le parking redevenu désert. Ce jour-là j’ai eu le sentiment
    d’avoir vu un ange, tout blanc.
    Parfois ombre et parfois lumière ….
    C’est quand même beau la vie !!!
    Cordialement
    Martine

  13. Redigé par Hombeline:

    Martine, je trouve votre expérience assez extraordinaire !…..C’est bien un clin d’oeil de Jésus !…..Quand nous nous faisons proches par la pensée et la prière de Celui qui nous accompagne tout au long de notre vie.
    Amitiés à Thierry et à tous.

  14. Redigé par françoise:

    Bonjour Thierry,
    votre remarque sur le baptême me remet en mémoire une étape importante dans la formation des animateurs de baptême de notre diocèse.
    On y met en perspective la vie de Jésus et la nôtre.
    de petit fait en petit fait de vie, on explore le quotidien et l’on en vient à repérer qu’aimer, c’est donner sa vie, un peu à la fois, au compte goutte…et jusque dans les moindres choses du quotidien: se lever la nuit pour un enfant malade…renoncer à une sortie…
    donner de son temps, donner de soi, c’est toujours un peu mourir à soi même…pour que l’autre soit bien.
    Jésus a donné sa vie tout au long de celle-ci .
    Je ne sais plus quel philosophe a dit: » vivre c’est apprendre à mourir »
    ne peut-on pas dire : « aimer, c’est apprendre à mourir »?
    des petites morts qui font entrer dans La Vie!
    merci de nous resituer dans l’essentiel.
    C’est très fort, ce que vous faites!
    bonne semaine!
    bien unie à vous tous.
    Françoise.

  15. Redigé par Odile:

    Cher Thierry,
    Vous alliez à la rencontre de « sept SDF » et vous avez partagé un repas avec sept hommes.

    A propos de l’évangile de ce dimanche (Jn 1, 6-8.19-28), Daniel Duigou concluait magnifiquement son texte dans La Croix :

    « Pour l’évangéliste, nous sommes tous Jean le Baptiste. Ou plutôt, « nous sommes tous appelés à être la voix de celui qui crie dans le désert ». (…) nous savons que nous sommes appelés à reconnaître le Christ, aujourd’hui sans attendre la fin du monde, dans le visage du pauvre à chaque fois que l’homme n’est pas respecté (…)

    (…) il s’agit de vivre de l’Esprit en faisant, comme l’écrira plus tard St Jean dans son évangile, en faisant la vérité dans un « agir » nouveau dans le monde, dans une nouvelle citoyenneté pour un futur meilleur. Et de témoigner, ainsi, de cette lumière qui rend possible l’histoire de l’homme, une histoire d’amour avec la Vie. »

    Désormais, en mémoire de ce repas, témoignage d’une histoire d’amour avec la Vie, pourquoi, chacun ici, dans « un agir nouveau », ne mettrait-il pas un soin tout particulier à dire et à écrire « une personne SDF » plutôt qu’un « SDF » ? Nous qui sommes tous des « ADF » (avec domicile fixe)… Quitte à avoir, parfois, l’impression de le dire dans un désert administratif…

    Il faut veiller à protéger de ses deux mains ces sept petites flammes* si fragiles. Un mauvais souffle est si vite arrivé.
    Dans la joie de la lumière,
    Amitiés,
    Odile*

  16. Redigé par Cédric:

    Votre expérience avec les SDF je la ressent avec les handicapés chaque dimanche à la Messe. On vient pour les aider et on en ressort enrichis. C’est pour ça que maintenant je leur demande sans façon de prier pour moi, sachant que leur souffrance est si proche du coeur de Jésus . . .

  17. Redigé par Odile:

    Bonjour Cédric,
    Je me propose de ré-écrire ainsi votre texte :  » Votre expérience avec les personnes SDF, je la ressens avec les personnes handicapées chaque dimanche à la messe. »
    Désolée, ca me parle mieux. Ca doit être l’âge… je me rends compte que je deviens maniaque.
    On peut aussi dire personnes souffrant d’un handicap mental, personnes atteintes d’un handicap, personnes en situation de handicap…
    Il me semble que le chrétien doit travailler à considérer et à promouvoir l’homme avant tout, comme l’a fait toujours fait Jésus.
    Vous avez magnifiquement raison, la souffrance de ces personnes est si proche du coeur de Jésus. Promis, je vais faire des efforts pour ne pas devenir psycho-rigide !
    Bonne journée,
    Odile

  18. Redigé par laurence:

    Bonjour Odile, Cédric, Brigitte, Françoise, Thierry et tous les autres qui passez, lisez ou écrivez sur ce blog!
    Juste un petit commentaire sur la terminologie soulevée par Odle. Franchement, étant moi-même handicapée par ma maladie de la rétine, je ne me sens pas blessée par le terme handicapée employé par Cédric. Je trouve que dire « personne porteuse d’un handicap » c’est comme dire « personne de couleur », c’est mettre une distance « polie-tiquement correcte » par rapport à quelque chose qui nous effraye. C’est comme dire non-voyant au lieu d’aveugle, ou amblyope au lieu de malvoyant (si si, ça existe!), cela semble moins violent, mais en fait pour moi en tout cas cela a peu d’importance.
    Pour revenir au billet de Thierry, ma plus grosse angoisse depuis l’enfance, c’était de devenir aveugle…Et voilà que même si ma maladie n’évoluera vraissemeblablement pas jusque là, je suis confrontée chaque jour aux limites que m’impose ma malvoyance. Limites réduites au minimum par la force de la volonté, certes, mais limites quand même
    Je suis donc obligée de cheminer sur ce sentier où je ne voulais pas aller! Attention, je ne suis pas en train de dire que c’est une mise à l’épreuve envoyée par Dieu, sûrement pas! Mais toujours est-il que ma route ne ressemble pas à celle que j’avais imaginée… Je ne pensais pas non plus qu’elle me ferait revenir vers Dieu, non parce que je suis désespérée, absolument pas, mais parce que je me sens débordante d’amour et de reconnaissance pour tout ce qui m’est donné à vivre de beau. Travailler, élever mes enfants, aimer et être aimée, et surtout être consciente de cette chance, tout cela me donne envie de le partager, de ne pas le garder pour moi.
    Cela sonne un peu « exhalté » mais je m’aperçois que parce que j’ai ce handicap, mon attitude et/ou mon témoignage de croyante prend toute sa force. C’est peut-être cela ma petite mission à moi, montrer que malgré ce que certains peuvent penser insurmontable, la vie reste belle, et compliquée, et riche, comme celle de toute être humain.
    Bon, il y a beaucoup de « je » et de « moi » dans ce commentaire, désolée, j’essayerai d’être moins centrée sur moi-même la prochaine fois!
    Amicalement.

  19. Redigé par yves Boisvert:

    petite mort
    Bien cher Thierry,
    En te lisant, il me semble que le debut de petite resurrection aussi ,fait parti de ta vie. Ces petites morts sont tres importantes car c’est a ce moment la, que la vie prend le dessus dans notre existence . C’est bien ce que Jesus nous demande. et nous y invite. Nous desirons tous la vie, Cette chanson francaise nous dit cela: » Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir ». Ce n ‘est pas au moment de la mort naturelle que la vie commence (bien sur) mais bien dans le quotidien de nos vies. Ces petites morts parfois on ne les desire pas et pourtant elles nous sont necessaires pour aimer, oui, pour pardonner, oui, pour accepter l’autre, oui, pour vivre avec les autres, oui, pour grandir, oui, il y a des morts en nous qui empechent le soleil d’entrer, des cataractes du coeur qui nous brouillent la vision de l’autre et aussi de l’AUTRE. Ce sont ces petites morts qu’il nous faut se depouiller tous les jours et cela jusqu’au moment ou Jesus viendra a notre rencontre pour pouvoir chanter ,ecouter, glorifier, mediter, vivre et sentir dans toutes les parties de notre corps, de notre coeur , de notre vie la RESURRECTION qui nous est promise. En lisant les textes du 4ieme dimanche de l’AVENT, Dieu a vraiment realise toutes les promesses faites au peuple d »Israel. Et ces promesses faites par le CHRIST , j’en suis convaincu, elles se realiseront toute, dans chacune de nos vies, si nous consentons a faire mourir des petites morts, pour faire vivre non seulement moi mais aussi tous les autres. Nous sommes envoyes sur terre pour faire vivre l’autre. La mission de Jesus, c’est la notre, Ce sont nos morts inacceptees qui empechent l’autre de voir Jesus present en nous. Ces petites morts non acceptees sont des barrieres qui entravent l’autre d’aller a la rencontre du Christ. Le mur de Berlin… peut etre aussi dans notre coeur. Ce n’est plus la rencon tre de l’autre.
    Bien cher Thierry, regarde toi. Et dis dans ton coeur, comme Jesus fait bien les choses!. Et en passant par toi, Jesus va a la rencontre de tous ceux et celles qui vont a toi qui t’ecoutent ou te lisent.. Laisse-le faire. Comme Marie a l’Annoncia tion, elle s’est abandonnee a Dieu et l’Esprit Saint fait le travail. Il y a de quoi pour Jesus d’etre emerveille pour ce que nous sommes dans les yeux de Dieu. Laissons tomber nos bagatelles et vivons de cette vie que Jesus nous promet. Merci encore Thierry, Yves 
    On va vers NOEL. Jesus veut naitre et L’evangile nous dit qu’il n’ avait pas de place. Je suppose que Jesus voulait naitre comme dans le sein de Marie, dans notre coeur. C’est ce que Jesus attend de nous. Laissons nos petites morts de cote, laissons naitre la vie en nous. Joyeux Noel.

  20. Redigé par Marianne:

    Ne pas confondre « grand moment de solitude » et « petite mort » ;-)

    Et sachons garder à l’expression « petite mort » son sens profane lorsque celle-ci n’a rien de spirituel. Mourir, c’est perdre et continuer à vivre, c’est renaître… autrement ! Avoir besoin des autres pour se laver, se vêtir, ouvrir la porte, sortir de chez soi et vivre, vivre, vivre… :-)

    (pour l’appelation du handicap, moi non plus cela de me gêne pas ! On est aussi « invalide » pour certaines administrations… Heureusement qu’on n’est pas un titre de transport ;-) )

    La vie est belle et c’est bientôt Noël.

    Amitiés,

    Marianne

  21. Redigé par L.N:

    « I have a dream »

    que les lois instaurées par les hommes soient dictées par l’Amour de Dieu
    que la simplicité ;l’humilité et la fraternité règnent en maître
    que la désobéissance civique prenne le dessus sur la passivité aveugle et l’individualisme ambiant
    que nous regardions tout homme comme un frère , enfants du même Père vivant dans la joie et l

  22. Redigé par L.N:

    la paix (pardon un bébé sur mes genoux à cliqué sans faire exprès)
    je disais donc
    J’ai fait un rêve , que nous fassions l’effort de nous aimer les uns les autres
    ce n’est que le premier pas qui coûte , après ça vient tout seul
    D’où l’importance de rester humble
    Mais le suis je seulement en vous écrivant
    Dieu seul le sait et qu’il veuille me pardonner mon audace et mon orgueil
    prenez soin de vous

  23. Redigé par M-Odile:

    Le texte de Thierry B. me parle aussi de l’expérience de la pauvreté.
    Un homme pauvre, qui est déstabilisé, en attente d’un encouragement…c’est sûrement un homme qui a besoin de l’autre, qui a besoin du Tout Autre.
    Et alors Dieu le comble, Dieu peut prendre sa place dans le coeur de cet homme là.
    Le pauvre des pauvres, n’est-ce pas Jésus ?
    Comme il est difficile de consentir à la pauvreté !
    La Paix, la Joie, sont dans ce OUI !

  24. Redigé par Béa:

    Bonsoir à tous,

    Laurence, merci pour vos « je ».
    Thierry, c’est une belle chose de prendre ce temps d’aller à la rencontre des personnes qui qu’elles soient.
    Un homme qui s’occupe de loger des personnes à la rue disait qu’il se tisse une relation de confiance qui constitue peu à peu un trésor dans lequel puiser l’énergie nécessaire. J’espère que vous l’aurez ce trésor, peut-être l’avez-vous déjà.
    Quand vous écrivez que sans cette « petite mort » (j’avoue ne pas aimer l’expression) vous n’auriez pas entendu, vu, touché et aimé Jésus, qu’entendez-vous par vu et touché, est-ce la main sur l’épaule dont vous parlez parfois, est-ce la rencontre avec « les plus petits » d’entre nous?
    J’ai besoin d’un développement pour comprendre mieux.
    A Yves, au sujet de Jésus qui veut naître dans notre coeur, un frère dominicain disait il y a quelques jours qu’avec Marie nous avions à mettre Jésus au monde. Ca se rejoint dans le sens où nous sommes intimement concernés par cette naissance…

    A bientôt,
    Béatrice

  25. Redigé par Marianne:

    A béa

  26. Redigé par Marianne:

    A Bea

    Toute expérience de la mort ouvre à une vie autre et ici sur terre à l’espérance.

    Je suis parfois « témoin d »espérance ». C’est dur quand un gamin vous demande si vous croirez toujours, même complètement paralysée. ou ce qu’en disent les enfants…

    Exemple de Marie, versets de St Paul… l’Amour qui n’abandonne pas… On s’accroche :-)

  27. Redigé par Béa:

    Chère Marianne,
    Je ne doute pas que vous soyez témoin d’Espérance, je le lis souvent dans ce que vous écrivez.
    Je ne comprends pas ce que vous voulez me dire. Si entre mes lignes vous lisez un renoncement, quelque chose qui serait le contraire de l’Espérance, c’est que j’exprime bien mal la foi qui m’habite. Je remercie chaque jour Dieu pour la vie que j’ai, avec tout ce qu’elle comprend. J’ai le coeur en paix, et une immense confiance en son amour et en sa présence auprès de nous. J’ai conscience de nos limites, je le laisse faire!
    Merci.
    Amicalement
    Béatrice

  28. Redigé par Brigitte:

    Bonsoir à tous
    Merci à Yves et à tous ceux qui écrivent sur ce blog.
    Même si les démarches sont différentes ,elles témoignent toutes d’une foi authentique et d’une confiance en l’amour de Dieu malgré les vies quelquefois difficiles.Je ne sais si c’est une expérience de mort dont parle Thierry:cet après midi , j’ai eu l’occasion de discuter avec un prêtre qui ne m’a absolument pas parlé de Jésus-Christ,mais de lois de l’Eglise, d’attitudes à avoir, faisant douter de ma foi.J’en suis venu à ma demander si j’avais la même que lui,même si j’ai conscience de mes limites .Heureusement la lecture de ces messages , de témoignages ,de l’Evangile permettent d’adoucir certains propos.
    J’ai le même rêve que L.N. Que les lois des hommes soient dictées par l’amour de Dieu dans tous les domaines civiques et religieux.Que chacun trouve sa place,par moment cela paraît bien utopique!
    Amicalement
    Brigitte

  29. Redigé par Marie Richard:

    Bonjour à tous !

    À toi, Thierry, merci pour ton beau texte mais j’avoue qu’il m’a plongée un peu dans le désarroi. Une sorte de confusion difficile à expliquer à cause des personnes rencontrées, à cause des petites morts, non nommées, mêlées au baptême, à cause des phrases percutantes, d’un merveilleux cadeau, à cause de ton désir de sauver ces hommes et de plutôt être sauvé par eux… Je suis comme restée sur ma soif en même temps qu’un grondement fait trembler mes assises en voulant forcer ma réflexion. J’essaie de m’en défendre mais c’est plus fort que moi.

    Par hasard, je tombe sur une phrase de Guillaume de Saint-Thierry qui dit: « RESPIRE LE SAINT-ESPRIT» WOW ! Mais oui, respire… Mais, tâche ardue que la vie spirituelle.« Pour trouver un sens, on doit chercher, vivre, expérimenter en profondeur.» Entrevoir ce qu’il y a de plus profond en nous, nos motivations ultimes, nos idéaux… Guillaume avait même pour devise, le fameux ; « Homme, connais-toi toi-même ! » Il dit que l’on ne peut prétendre à une vie spirituelle uniquement à travers l’expérience liturgique ou intellectuelle. Non, c’est tout d’abord une expérience pratique. En premier la vie du corps, seulement ensuite on peut s’occuper de l’esprit puis dans un dernier temps, trouver son repos en Dieu seul.

    J’ai trouvé ainsi ma réponse face au cheminement de Thierry.
    Tu as les deux pieds (même avec tes beaux souliers) dans la vie pratique, près de plusieurs sortes de personnes différentes en trainant tes peurs et tes deuils avec toi, en habitant l’homme que tu es, comme tu es et en attendant qu’Il te souffle à l’oreille ou te fasse respirer son Esprit. En ayant foi en Lui et en le reconnaissant chez les autres.

    Que dire de cette phrase inspirée: « Pour parler à Dieu, nous devons immanquablement passer par cette «formalité» désagréable: Traverser une petite mort. » Mais oui, avant de lui parler, faire place nette : deuil de notre orgueil, de notre scepticisme afin de faire place à l’humilité. Deuil de notre indépendance, de nos attaches terrestres afin que notre âme s’élève et se recueille. Deuil de nos préjugés, de nos pensées bruyantes. Deuils de certaines de nos certitudes, de nos attentes et quoi encore…

    Merci Thierry de nous amener par ces difficiles chemins pour les humains que nous sommes.

    Puis, dans un prochain dialogue, pourquoi ne nous parlerais-tu pas du : Comment ils t’ont sauvé ces itinérants en voie de réinsertion ? (Si ce n’est pas un secret ) Et toi, comment voulais-tu les sauver ?

    Alors, nous pourrions dire tous ensemble, un grand merci à notre Jésus pour toutes ses bontés venant de ce blog et même Il serait peut-être content que nous ajoutions chacun dans le secret de notre coeur :« Je reconnais devant Toi, l’être étonnant que je suis. » Effectivement, puisqu’il est en chacun de nous, si nous sommes attentifs, nous pouvons nous rendre compte de tout ce qu’Il peut nous faire réaliser si nous lui disons OUI… et même s’étonner soi-même

    Marie

  30. Redigé par laurence:

    Marie, j’aime beaucoup la fin de votre commetaire, cette idée de laisser Jésus en nous repousser nos limites. Je pense aussi qu’il est source et inspiration de chaque chose étonnante que nous arrivons parfois à faire, de rencontres improbable qui prennent ensuite tout leur sens.
    Je radote un peu mais j’aime particulièrement la multiplicité des échanges sur ce blog, qui nous touchent ou nous agacent, que nous comprenons intimement ou qui nous dépassent complètement. Leur point commun est une immense foi, des doutes parfois, de la confiance toujours.
    Béa, je me sens très proche de ce que vous écrivez : « Je remercie chaque jour Dieu pour la vie que j’ai, avec tout ce qu’elle comprend. J’ai le coeur en paix, et une immense confiance en son amour et en sa présence auprès de nous. J’ai conscience de nos limites, je le laisse faire ».
    Merci.

  31. Redigé par Marianne:

    A Béa

    Mon mot précédent était un « merci » : genre « on se comprend » :-)

    Une complicité ! Mais évidemment, vous n’êtes pas dans ma tête et tapant avec difficultés, je saute des étapes !

    Donc, merci encore.

    Amitiés,

    Marianne

  32. Redigé par Marie Richard:

    Un petit mot : Nous sommes plusieurs femmes sur ce blog, presque des habituées, qui apportons nos réflexions. C’est SUPER!

    Mais cette semaine, plusieurs hommes sont venus nous rejoindre et je trouve ça important de le souligner. Le point de vue masculin est aussi très enrichissant et même nécessaire à notre connaissance. Revenez ! les Yves, Cédric, marco-antonio, FrançoisJean, Charles et les autres…

    Bonne fin de semaine à chacune et chacun de vous et merci pour vos dons.
    Marie

    P/S: Il fait tempête en France (Renne)et en Belgique? Ça va pour vous ? Ici, nous espérons la neige et le ski pour le temps des Fêtes(Québec) Le temps est trop doux.
    Pour les itinérants (SDF) c’est bon…
    Je suis quand même émerveillée de tout ce que l’on fait pour eux ici. Ils nous permettent de se dépasser et d’aimer…

  33. Redigé par Marie Richard:

    LA VIE EST UN MYSTÈRE, PERCE-LE ! MÈRE THÉRÈSA

  34. Redigé par L.N:

    merci Brigitte , je m’appelle Hélène , et je rêve d’un » Amour extrême » comme celui dont rêvait le grand révérend , d’un Amour qui aurait pour nom Jésus , et d’une joie Parfaite qui habiterait chaque homme .
    Ce matin à mon réveil le premier mot que j’ai entendu c’est « récession » c’est un mot sur lequel j’ai du mal à mettre une définition , alors j’ai demandé à mon mari, il m’a expliqué en deux mots que les Français consommant moins , leur « moral baissant » , la production allait à la poubelle et le chômage donc allait grandir
    Tout cela ne cesse de me dépasser , consommation effrénée , poubelles débordantes et sans abri à chaque coin de rue quémandant juste le nécessaire pour vivre .
    Et d’abord pourquoi est ce que consommer signifie avoir le moral , j’ai plutôt l’impression que lorsqu’on consomme beaucoup c’est pour combler un vide ( ce vide que seul Dieu comble) pourquoi ne miserait on pas sur un monde ou produire ; produire et encore produire ne serait pas la seule clef du Bonheur
    Je rêve d’un monde où tout le monde mangerait à sa faim , où les poubelles des supermarchés de notre beau pays ne déborderaient plus de nourriture parfaitement consommable où tout simplement on nourrirait celui qui a faim , on habillerait celui qui a soif , et on visiterait le prisonnier et le malade
    oui je rêve , mais moi même , que fais je ? C’est la question lancinante qui me fait taper de temps en temps sur le clavier comme Thierry que j’embrasse en passant
    Que Dieu vous garde

  35. Redigé par Catherine87:

    « La vie est un mystère, perce-le ». Jolie phrase de Mère Teresa, Marie Richard, merci.
    Aujourd’hui et depuis la nuit dernière tempête en France, tempête à Limoges, fortes raffales de vent, fortes pluies et grêle.
    La neige à Noël, ce serait bien…c’était le cas l’année dernière !
    Bonne soirée à tous, malgré le mauvais temps !!!

  36. Redigé par Béa:

    C’est sympa Marianne, merci!

  37. Redigé par Sophie:

    Bonsoir à chacun

    A Thierry, j’aime beaucoup votre billet sur ces « petites morts » et votre expérience concrète à la rencontre de personnes sans domicile fixe.

    A Marie Richard : je souligne votre billet du 16 à 17h22.
    Vive la « parité », dans les 2 sens !

    A bientot

  38. Redigé par nomrequired:

    Thierry Bizot découvre la vie..oh mais ya des SDF ..seigneur guidez moi jai peur de ces gens qui n’ont pas de toit, d’emploi ..seigneur vous vous rendez compte ces SDF fainéant sans emploi il ne travaille pas. mon dieu que vatil se passer quand je vais les rencontrer.

    ils ne sont pas comme moi seigneur. jai peur. ce sont des sous hommes seigneur. mais moi en tant qu’homme je vais les rencontrer seigneur.

    oh mon dieu jai vécu une sacré expérience seigneur jen ai les larmes de joie aux yeux se sit Thierry Bizot ..et les SDF ont les larmes de tristesse de voir qu’ils restent dans leur mouise apres cette rencontre…

    ah seigneur merci pour cette journée se dit titi..

    la semaine prochaine ça sera au tour des putes. ( terme administratif )..
    comment ca va se passer cette rencontre avec les putes? j’ai le trac seigneur ..

    merci seigneur Thierry découvre la vie a son age découvre que sur terre il y a des SDF des gens qui luttent chaque jour pour VIVRE !
    quand lui thierry lutte chaque jour pour senrichir ?

  39. Redigé par petrus:

    Je ne comprend pas l’agressivité de cecommentaire.La démarche de Thiery est inspirée par lavolonté d’apporter un peu d’Amour , de réconfort, de chaleur et je l’en féliciteJe souhaite que beaucoup s’en inspire…Au lieu d’y voir snobisme et mépris.;;;;;;

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