Se laisser apprivoiser

Quand je veux parler d’humilité, je sais que je vais sur des terrains incertains, des sables mouvants.

Pour moi l’humilité est la qualité suprême, la grâce par essence.

Mais contrairement aux autres dons de Dieu, qui sont comme des fruits qui se cueillent naïvement, l’humilité, elle, se cache. Et plus je la cherche, moins je semble la trouver.

Tandis que je prie, en essayant de m’ouvrir, de me donner, de laisser Dieu entrer en moi sans que j’y mette de conditions, je me rends compte qu’il y a des gens que j’ai plus de mal à inclure dans mes prières. Ce sont souvent ceux que je regarde comme plus grands que moi.

Tandis que j’essaye de me mettre au service des autres, le plus simplement possible, je me rends compte que je me valorise moi-même. J’ai ma récompense avant même d’avoir commencé.

Tandis que je livre mes simples réflexions ici, je sais que j’attends sans me l’avouer les encouragements de ceux qui les lisent. Certains ont parfois le courage de me remettre à ma place. D’autres, comme Marie cette semaine, écrivent des choses si belles, si profondes, qu’elles justifient à elles seules ce blog.

Tandis que je comprends, que j’apprécie mes faiblesses qui me font sentir si parfaitement combien je suis votre frère, je m’aperçois avec stupéfaction que je passe mon temps à me bâtir un petit piédestal à ma gloriole personnelle. Quand je crois mon ego enfermé pour toujours dans les oubliettes de mon âme, celui-ci, comme autant de mauvaises herbes qui traversent le béton, pointe son nez dans mes affaires et me pousse au devant de la scène.

L’humilité ne s’apprivoise pas, ne se contrôle pas.

On se laisse apprivoiser par elle. Il faut se tenir prêt, disponible à sa morsure, à sa brûlure qui fait mal.

Qui fait mal, mais rend heureux comme rien ne rend heureux.

20/04/2012

48 commentaires

  1. Redigé par emylia92:

    Je voudrais aussi tellement être aussi humble dans mes attitudes que dans mes pensées et mes actes. Mais ce soir, ce qui me préoccupe, c’est lorsque l’humilité des mes frères ou sœurs est bafoué et que ces derniers subissent des humiliations induite par la pure méchanceté humaine.
    Je découvre alors à quelle point ma lâcheté me paralyse et m’empêche de protester avec véhémence, quitte à me retrouver moi-même agressée.
    J’ai peur que trop d’humilité ne soit un prétexte à ne pas prendre ses responsabilité. S’il faut apprivoiser la vrai humilité sincère, il faut museler sa propre lâcheté.
    Qui s’est levé pour protéger Jésus ? Personne! On en est toujours là 2000 ans après.

  2. Redigé par babeth:

    Pendant la semaine Sainte, sur RCF, (Halte sipirituelle) le Frère Stanislas a dit à peu près ceci :
    L’humilité vient d’humus : partie de la terre très féconde. L’homme humble est celui qui en recevant l’événement, quel qu’il soit, le fait produire au maximum. C’est cela l’humilité, l’homme humble est celui qui fait fructifié au maximum la grâce.
    Il me semble que c’est votre cas Thierry.
    Babeth

  3. Redigé par Catherine87:

    Bonsoir Thierry,
    Notre Ego démesuré l’emporte souvent sur l’humilité dont nous devrions faire preuve.
    Qu’il est dure de se mettre au service ou de prier pour ceux que nous n’aimons pas et tellement facile de le faire pour ceux que nous aimons.
    Facile de se montrer charitable et fraternel envers ceux que nous aimons et tellement dure de se montrer charitable et fraternel envers ceux que nous n’aimons pas suffisament.
    Faire preuve d’humilité, être humble, c’est dure car cela peut-être pris comme une forme de faiblesse.
    Jésus a su se montrer humble, il est entré à Jérusalem sur un âne, mais il a été crucifié…
    Bonne soirée

  4. Redigé par yves Boisvert:

    Bien cher Thierry,
    Toujours a la page. Sans l’humilite, que suis-je? Il nous faut etre comme le sol, la terre. Elle se laisse travailler, ecraser ,pietiner. L’eau la noie, le soleil la brule, l’hiver lui rend la vie dure, Pourtant, la terre ne lache pas.Dans les mains de Dieu, elle nourrit , elle embellit tout ce qui est autour de nous,et cela , toujours a temps pour chacun de nous. Il n’y a que l’humilite qui peut nous faire agir ainsi. Dans les mains de Dieu, Dieu seul sait pour porter du fruit, quel coeur il nous faut.? En laissant conduite notre vie par LUI, et pourquoi tant d’hesitations de notre part. S’il nous a desires,il y a un plan, un but et pourquoi ne pas nous abandonner a Lui, comme Marie l’a si bien fait.Lors de l’anniversaire de Benoit XV!, (le 16 avril dernier) et lors de son 7ieme comme Pape(le 19 avril dernier), il n’a demande qu’une chose: de prier pour lui, afin d’accomplir la mission meme du Christ. .Si c’est lui que l’on veut servir de tout son coeur. Un seul moyen: l’humilite. Pour cela notre priere mutuelle est importante. Je vous la demande meme apres 50ns de vie missionnaire dans ce si beau pays qu’est le Japon.
    Je voudrais vous demander Une chose Thierry, Pouvez-vous envoyer ma nouvelle adresse(e-Mail) a Walter vivant a Tokyo, J’ai tout perdu mes adresses et autres en ouvrant. Comme mon adresse est nouvelle je serais heureux de continuer en entrer en contact avec Lui. Merci de tout coeur. Merci pour tout le bien que vous faites. Yves

  5. Redigé par Guillaume:

    Bonjour Thierry,

    Je crois, au contraire, qu’il faut beaucoup d’humilité pour écrire chaque semaine ce billet spirituel. On sent bien, en vous lisant, combien vous êtes conscient de vos faiblesses et de vos pauvretés et malgré cela vous avez l’humilité de les partager avec nous.

    Je vous demande humblement de bien vouloir continuer :-)

    Guillaume

  6. Redigé par jasmin:

    cher thierry merci de c e billet sur l humilite que j aimerai acquerir par la grace du seigneur car souvent je me surprends en flagrant delit de manque d humilite je m en apercois assez vite par rapport au tout debut et tout de suite je me confie en lui disant tu vois seigneur comment je suis toi qui m aime tant aide moi je t en supplie viens faire en moi ce que je je ne peux pas faire de moi meme toi seul peut m apporter l humilite de ton coeur et sa douceur que tu as en commun avec marie ta mere c e st tres difficile si je fais seule je me penche vers mon coeur et je prie et je vous demande comme le pape le demande de prier les uns pour les autres entre freres afin de nous aider sur ce chemin difficile sur lequel nous faisons route a sa suite la priere est notre force surtout si elle reunit tous les coeurs n est ce pas un manque
    d humilite de proposer cette priere a la suite du pape jugez vous meme de mon culot pardon

  7. Redigé par marieluce:

    Je vous supplie aussi de bien vouloir continuer à être avec nous chaque semaine. Avec humilité je demande à Dieu de vous garder près de nous.

  8. Redigé par Larry:

    Thierry, votre temoignage cette semaine est superbe! Il mérite le temps d’une réflexion loin du bruit .

    Désolé car ceci ne vous aidera pas à travailler votre égo.

    À plus tard

    Cordialement. Larry

  9. Redigé par Larry:

    Je ne suis pas bigot et ne porte pas diverses citations dans les revers de ma veste

    Par contre, je garde cette phrase de Mère Theresa dans la mémoire de mon cellulaire . J oublie trop souvent de la lire. Le message de Thierry me l’a rappelé.

    Doux Jésus, aide nous a répandre ton odeur
    Ou que nous allions.
    Inonde nos âmes
    De ton Esprit et de ta vie.
    Transperce toute notre existence
    et fais la tienne complètement
    Que toute notre vie ne soit plus qu’un reflet de ta lumière,
    Et sois en nous de manière à ce que
    Chaque âme que nous rencontrons
    Puisse sentir Ta présence dans notre âme .
    Fais- leur lever les yeux pour ne plus voir en nous,
    Mais seulement Toi
    Amen

  10. Redigé par Danièle:

    Bonjour Thierry,

    Et bien Thierry je vous trouve au contraire très humble car qu’est-ce que l’humilité si ce n’est reconnaitre ses propres faiblesses. Commencer à les reconnaitre c’est déjà travailler dessus, je suis certaine que Jésus vous soutient dans ce constant travail. Je vous souhaite une belle et sainte journée.

    Danièle

  11. Redigé par Hél:

    Bonsoir,
    J’aimerai être aussi humble que vous… Continuez comme ça en tout cas, ne changez rien, votre blog reflète tellement ce que beaucoup pensent. Vous dites les faits tels qu’ils sont. Merci.

  12. Redigé par Marie:

    Cher Thierry,

    En vous lisant il m’est venu à l’esprit cette épitaphe souhaitée par
    l’Abbé Pierre sur sa tombe « J’ai essayé d’aimer & pardon d’avoir
    échoué ».

    … sincèrement pour moi l’humilité : c’est reconnaitre ses limites, on ne fait qu’essayer d’aimer ; c’est aussi savoir être « dépendant » de l’autre et de Dieu.

    Merci pour tous ces sujets de réflexion.

    Marie-C

  13. Redigé par Béa:

    je reprends;( désolée d’avoir écrit sur la mauvaise page et de mettre ainsi la pagaille dans la colonne de droite!)

    C’est sûr qu’avec nos remarques enthousiastes et élogieuses à longueur de semaines nous ne rendons pas un grand service à votre ego, mais elles sont sincères ces paroles, alors que faire?
    Peut-être déplacer légèrement certaines semaines l’angle de vue, aborder des questions de foi davantage dissociées de votre expérience? Ou des passages d’Evangile?

    Quand on s’adresse à quelqu’un c’est difficile de n’avoir aucun arrière-plan, ne rien espérer ou attendre de l’autre, ne serait-ce que souhaiter une compréhension. Sauf dans un journal intime on n’écrit pas totalement gratuitement mais c’est peut-être souhaitable, ça veut dire qu’on prend l’autre en considération, qu’on se situe dans une perspective d’échange.

    L’humilité ne s’apprivoise pas, peut-être qu’il ne faut pas non plus la cultiver de manière active et impatiente, mais plutôt dégager ce qu’il y a autour, les plantes envahissantes qui étouffent, celles qui font de l’ombre, et laisser faire au lieu de surveiller la croissance. Se polariser sur ce qui gêne mais pas sur le résultat.
    Ne pas contrôler son taux d’humilité!

    L’humilité qui fait mal, une morsure, j’aime beaucoup la façon dont vous repérez et nommez les répercussions intérieures d’un sentiment. J’ai souvent à l’esprit le caractère « aigre-doux » de la gratitude. L’expression est belle, et c’est tellement vrai cette ambivalence.
    La blessure de l’humilité je ne la comprends pas encore complètement il faut que je médite là-dessus.

    « ceux qui me remettent à ma place »: j’en fais peut-être partie. Pour moi c’est un échange de points de vue, une sincérité qui va de pair avec l’idée que je me fais d’un beau lien spirituel, respectueux, fraternel et confiant.

    A bientôt
    Béatrice

    est-ce que c’est la même chose que lorsque vous qualifiez d’aigre-doux le sentiment de gratitude?

  14. Redigé par Larry:

    L’humilité est une longue histoire. Aussi longue que l’histoire de l’homme.

    Après une seconde lecture du texte de Thierry , et comme Béa, je ne comprend pas la morsure de l’humilité ni comment elle peut faire mal.

    Un de mes livres de chevet est Citadelle de St Ex. À petite dose . Une phrase. Une page à la fois. En décousu. C est son requiem et certains passages sont autant de musique que la messe en Si de Bach . Voici un paragraphe dans lequel la perspective de l’humilité ébloui. Et cela, parait si simple!

     »
    L humilité du cœur n’exige point que tu t’humilies mais que tu t’ouvres. C’est la clé des échanges. Alors seulement tu peux donner et recevoir. Et je ne sais point distinguer l’un de l’autre ces deux mots pour un même chemin. L’humilité n’est point soumission aux hommes mais à Dieu. Ainsi de la pierre soumise non aux pierres mais au temple. Quand tu sers c’ est la création que tu sers. La mère est humble vis- à – vis de l’enfant et le jardinier devant la rose.  »

    Je partage les avis de vos lecteurs, Thierry et vous remercie aussi de parfois  » challenger » nos doutes et nos questions.

    Bonne semaine

    Larry

  15. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et paix
    L’humilité est de s’accepter comme on est en s’efforçant dêtre plus conforme à ce que Dieu désire que l’on soit. Et aussi accepter que les autres soient comme ils sont et sachant que leur qualités comme leurs défauts sont un chemin pour nous.
    C’est aussi ne jamais se comparer à qui que ce soit car Dieu nous aime tous différents mais nous sommes devant Lui tous égaux. Avec des fonctions différentes pour un travail spécial pour chacun.
    C’est une vertu que Dieu se charge de donner!
    Au Pape quand je lui ai écrit que la révélation était terminée, je lui ai dit que devant Dieu nous étions égaux mais que si j’avais la fonction de mystique et donc de lui apporter cette révélation, il avait la fonction de Pape et donc de discerner quoi en faire. L’essentiel de cette révélation est entrée un an après, en 2011, dans la doctrine de l’Eglise. Elle concerne ce qui nous intéresse tous: ce qui se passe entre la mort terrestre et le Monde de la Résurrection!
    Ma prière vous accompagne

  16. Redigé par PIERRE:

    Humus,terre fertile,terreau pour que germe plus grand que nous,plate forme d’oû peut se verticalliser une creation de Dieu,cette humilté est celle de notre nature humaine à la fois modeste ,imparfaite et potentiellement si forte .Que rien ne l’anime et elle végète mais que la graine y tombe et la plante va se développer.Rien d’humiliant à n’être qu’humble serviteur de notre Dieu!

  17. Redigé par serge:

    Thierry,
    Je reste muet devant la beauté et la richesse de ce blog ; cela fait plusieurs semaines que j’ai plein de choses à dire ou à partager, que d’autres disent mieux que moi. C’est une symphonie magnifique où l’Esprit Saint joue de tous les instruments que nous sommes pour nous faire édifier les uns par les autres.
    S’accepter tel qu’on est, accepter les autres tels qu’ils sont ! Aucun d’entre nous n’est une erreur de la création ; reconnaître que la seule chose qui ait de l’importance, c’est la volonté du Père.
    Rechercher la petitesse, car c’est sur le chemin de la petitesse que l’on rencontre Jésus.
    Si nous ne recevons pas l’espérance, la confiance et toutes ces grâces qui font notre bonheur, c’est parce qu’il ya des barrières en nous mises soit par des souffrances et des blessures, soit par des péchés. Dieu veut les enlever, parce qu’il nous a mis sur terre pour vivre de la vraie vie ; pour cela, Il a besoin de notre bonne volonté, c’est à dire reconnaître que nous sommes misérables ; plus nous avançons vers le Seigneur et plus nous nous sentons misérables ; il ne faut pas être triste, car plus Dieu se révèle, plus nous voyons la distance qu’il y a entre Lui et nous. Il ne s’agit pas de s’appesantir sur notre misère (notre vie n’y suffirait pas) ; il n’y a qu’un chemin pour enlever ces barrières, c’est le repentir. Il faut oser se plonger dans le sacrement de réconciliation, pour que le Seigneur nous guérisse. Il ne veut pas nous donner une leçon de catéchisme, Il veut nous faire ressentir la profondeur de Son Amour ; alors en percevant cet Amour, une chose saute aux yeux : c’est notre misère, nos péchés et tout ce qui est contraire à l’Amour de Dieu.
    Plonger dans le sacrement de réconciliation, ce n’est pas comme si nous allions chez le médecin, c’est un acte d’amour pour venir déposer dans le coeur de Jésus tout ce qui est blessure en nous. Chaque fois que nous faisons un péché, nous blessons notre âme et ensuite nous souffrons. Jésus nous adonné ce sacrement pour nous guérir spirituellement, moralement et physiquement aussi. Si nous avions foi nous verrions combien notre vie cha

  18. Redigé par serge:

    …Si nous avions foi nous verrions combien notre vie change vite. Le Seigneur nous appelle à une relation intime, Il nous appelle à accueillir la Joie divine en nous, à l’espérance, à l’Amour et à retrouver la Vie.
    Et même si nous avons l’impression de ne pas avoir fait grand chose de grave, Jésus nous attend pour guérir ce que nous-mêmes ne voyons pas. Chaque fois que nous allons recevoir ce sacrement auprès du prêtre, Jésus guérit une petite part profonde en nous, une petite part qui est souvent source de souffrance et que nous ignorons.
    Une fois que la purification de notre maison est faite, l’Amour de Dieu peut s’engouffrer, sans que nous ayons force tourments, inquiétudes ou angoisses : la place est pure. A ce moment là la Présence de Dieu devient très forte, rassurante et claire. Nous avons besoin de nous sentir aimés de Dieu. C’est en nous sentant aimés de Dieu que nous allons changer nos vies et que nous allons comprendre pourquoi nous sommes sur la terre. Nous allons enfin vivre.
    Jésus veut que nous soyons des tout-petits. Etre un tout-petit, c’est être complètement dans la confiance dans ce que Dieu nous demande, être dans l’abandon total à ce qu’Il désire, sans poser de questions, murmurer sans cesse, ou râler. C’est accepter d’être comme un enfant, presque toujours heureux avec le sourire, parce qu’il n’a pas d’inquiétude, qu’il ne se tourmente pas inutilement et qu’il ne pense qu’à être heureux dans l’amour que sa famille lui porte.
    Demandons la grâce de l’abandon ; accepter la volonté de Jésus doit être notre premier désir : Il veut nous élever à la vraie dignité de l’homme ; Il veut notre bonheur ; quand nous faisons notre volonté propre, nous choisissons notre manière de vivre, nos désirs… et nous sommes livrés à notre misère humaine et à la malice du démon.

    Psaume 130
    1 Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
    ni le regard ambitieux ;
    je ne poursuis ni grands desseins,
    ni merveilles qui me dépassent.
    2 Non, mais je tiens mon âme
    égale et silencieuse ;
    mon âme est en moi comme un enfant,
    comme un petit enfant contre sa mère.
    3 Attends le Seigneur, Israël,
    maintenant et à jamais.

    Je pars demain marcher sur les chemins de Compostelle pendant une dizaine de jours avec un groupe de 14 enfants de 11 à 14 ans. Puis-je confier notre petite expédition à votre prière ?
    Bonsoir et merci à tous.
    Thierry a raison : »l’humilité est la qualité suprême », c’est même la mère de toutes les vertus.
    Serge

  19. Redigé par françois:

    être humble , c’est difficile ,tant il est agréable de se mettre en valeur , et on peut se mettre en valeur en s’abaissant !
    alors quand-est-ce que je me sens humble , peut-être lorsque je ne me regarde pas au travers du regard des autres , quand je suis tout simplement moi même , quand je m’oublie pour regarder l’autre , pour l’écouter , pour le sentir vivre , peiner , être heureux , pour l’admirer , le servir , pour être attentif , essayer de le comprendre , de compatir , de rire avec lui , de pleurer avec lui . Je me sens humble aussi quand je m’accepte sans fard , et quand je comprend que je peux être aimé tel que je suis .
    l’humilité , c’est peut-être un état , un état de vérité ,ce n’est pas une action , une attitude empreintée artificielle fausse .Et cet état de vérité comme par miracle , nous porte vers le meilleur de nous même , et il fait du bien aux autres , il apaise les relations , il nous ouvre à l’amour . Je ne sais pas si ce que j’écris est juste mais je sens confusément un lien très proche entre humilité , vérité et amour

  20. Redigé par roselyne:

    Cher Serge,

    Je pars une semaine à Rome puis dimanche prochain je serai à Conques, je marcherai pendant une semaine sur le chemin de Compostelle. J’aurai peut-etre le bonheur de rencontrer votre groupe !
    Merci pour votre texte, il me touche car j’essaie de garder ce regard émerveillé et de rester dans l ‘ESPERANCE, la JOIE et l’AMOUR.
    Merci à Pierre car j’espère ETRE une petite graine qui CROIT…
    Merci à tous, je vous souhaite de belles semaines à venir plein d’humilité, de sourires et de partage !Roselyne.

  21. Redigé par serge:

    « L’humilité, c’est marcher dans la vérité » …
    « Or Seul Dieu est la Vérité qui ne peut mentir. » disait Ste. Thérèse d’Avila.

  22. Redigé par serge:

    Bonjour Roselyne,
    Nous serons devant vous, car nous marchons de l’Aire sur Adour à Estella en Espagne.
    Ultreia
    Serge

  23. Redigé par roselyne:

    Rebonjour Serge,

    Je vous souhaite une belle marche et de belles rencontres !
    Ultreia
    Roselyne

  24. Redigé par Brigitte:

    Bonjour Thierry
    C’est tellement vrai ce que vous dites sur l’humilité que,désolée,je ne peux que vous « envoyer des fleurs » que vous recevrez , j’en suis convaincue, avec beaucoup d’humilité.Il est tellement précieux de pouvoir lire seulement quelques lignes qui éclairent le chemin, qui nous renvoie à ce que l’on vit, qui se chargent d’exprimer ce que l’on n’ose pas toujours s’avouer.Les remarques sur la prière et le service me paraissent si justes;la prière est le premier pas vers l’humilité,encore faut-il se méfier de nous-même.J’ai été aussi, pour une fois,interpellée par Benoit 16 qui a eu cette humilité de « mendier » notre prière.
    Par moment, je me sens tel un animal sauvage, présomptueux, épris de liberté, par toujours capable de se laisser apprivoiser par quiconque et en particulier par l’humilité.Et pourtant, mon activité professionnelle requiert une attitude d’humilité constante: savoir écouter et accepter les autres, il est tellement facile d’abuser de son pouvoir!
    Cette douleur, de se découvrir telle que l’on est et non telle que l’on pensait être, d’accepter d’être sans défense (angoissant par moment), de savoir se dépouiller, de demander un pardon ou de pardonner est vite remplacée par une joie ténue,mais cette vision claire de soi-même ‘est pas toujours naturelle et demande patience.
    En fait ne faut-il pas tout simplement se laisser apprivoiser par Jésus-Christ « doux et humble de coeur »pour être soi-même apprivoisée par l’humilité.C’est cette démarche de confiance que vous avez faite et qui conduit si loin.
    Brigitte

  25. Redigé par Sophie:

    Bonjour à chacun,

    Merci pour tous les messages.

    Je rejoins en particulier la tonalité des posts de Brigitte ( se laisser apprivoiser par le Seigneur), de Bea et de Serge ( les premiers là haut).

    J’aime bien l’expression  » ne pas mesurer son taux d’humilité » . Elle sonne très juste à mes oreilles et préserve d’un retour sur soi pas forcément très ajusté. Il me semble que c’est le fait de chercher le Seigneur, de se placer sous son regard et de croire en son amour qui fait progresser.

    Je rejoins ausi Serge sur l’idée selon laquelle l’humilité a – paradoxalement – qq chose à voir avec le fait de bien s’aimer soi-même comme enfant aimé de Dieu ( le « comme enfant aimé » a tout son poids). Plus facile à écrire qu’à vivre c’est sûr… mais il me semble que c’est la bonne direction.
    Plus on se centre sur le Christ, du coup, plus on se découvre aimé de lui et plus on se décentre de soi-même. Bien sur, dans la  » vraie vie », il peut y avoit des milliers d’a-coups , de retours en arrière…. mais sur le fond, il me semble qu’un chemin discret se creuse au fond du coeur.

    Sur le thème de l’humilité, j’apprécie en particulier la finale du Journal d’un curé de campagne ( Bernanos traverse souvent avec ses personnages la dimension tragique de l’existence et la tonalité générale de son oeuvre est sombre, bien sombre. … mais, en chemin, derrière les nuages, la lumière pointe.)

    « Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. »
    Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne

    Belle semaine à chacun.

    Ps : belle route à Serge et son petit groupe, à Roselyne… et prière spéciale pour Marie Richard, son fils et Helen. Merci pour cette leçon de vie.

  26. Redigé par jasmin:

    merci a serge pour tout ce qu il a partage je me retrouve dans ce qu il
    a exprime que je n ai pas su dire l abandon surtout est mon desir
    profond mais je suis petite et pauvre en bcp de choses cela ne m empeche pas de reconnaitre et de gouter la beaute de ce qui est ecrit
    bonne route de compostelle a tous ceux qui se mettent en route
    que le chemin vous comble de rencontres de joie de plenitude
    merci a tous

  27. Redigé par alladin:

    bonjour a tous !

    l’humilité c’est se connaitre soi-même, se voir tel que l’on est.
    quand on est humble on prend aussi je pense autant de plaisir à donner/offrir qu’à recevoir/accueillir, on cueille la vie,
    la connaissance et l’amour
    en toute simplicité et dans une Vraie gaité de cœur
    Sans une solide humilité, il n’est pas possible de conserver une foi bien pure
    L’humilité est vérité.L’humilité exige la charité. L’humilité est le fondement de la prière.
    La parole de Dieu revient sans cesse sur la valeur et à la nécessité de l’humilité.
    C’est une leçon très importante, que nous devons apprendre parfaitement
    si nous désirons vraiment marcher sur le chemin de la vérité.
    La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables.
    D’où parlons-nous en priant ? De la hauteur de notre orgueil et de notre volonté propre,
    ou des  » profondeurs  » d’un cœur humble et contrit ? C’est celui qui s’abaisse qui est élevé ;
    l’humilité est le fondement de la prière. L’humilité est la disposition pour recevoir
    gratuitement le don de la prière : ‘L’homme est un mendiant de Dieu’
    Sans le déversement constant et abondant de la grâce de Dieu, l’humilité et toutes les autres
    vertus nous seraient inatteignables. Nous ne devons pas sous estimer ces grâces ; encore moins
    devons-nous les exiger de Dieu. Nous sommes des mendiants devant Dieu, des mendiants qui ont un
    besoin désespéré de nourriture spirituelle, sans laquelle vivre en chrétien est tout simplement
    impossible. Dieu est notre créateur, et nous sommes ses créatures. Il est Seigneur et Roi, et nous
    sommes ses sujets. Cette attitude d’humilité et de soumission doit toujours dominer nos prières.
    Dieu n’exauce que les cœurs humbles.
    Alladin

  28. Redigé par L.N:

    Ah l’humilité , quel programme ! et comme elle est difficile à trouver .
    Notre côté narcissique qui fait que , comme vous le dites si bien Thierry , lorsque l’on s’épanche un tant soi peu , c’est nous et encore nous que nous cherchons.
    Un jour Dieu a dit à un sage qui le questionnait sur le fait que l’homme passe son temps à s’observer , qu’il regrettait d’avoir fait le nombril de sa creature à l’emplacement où il se trouve, il lui restait un bout de chair et voilà qu’il fit un « noeud » en plein milieu du ventre et le tour était joué , sauf que , égocentrique comme nous le sommes nous passons notre temps à le regarder ce petit « noeud » . Dieu donc tout plein de remord a expliqué que s’il avait sû cela il aurait achevé son oeuvre en mettant un joli nombril au milieu de notre front afin que chacun nous puissions contempler celui de l’autre….
    C’est une jolie histoire , car il est vrai que tous les hommes ,même les plus grands Saints , ont dû combattre avec eux mêmes pour pouvoir se plier à l’Amour de Dieu , l’Amour absolu
    Moi quand je sens que tout doucement , je m’observe , que j’ oublie de m’oublier , j’ai cette demande que je fais avec tout l’Amour que j’ai pour le Bon Dieu « s’il te plait , appuie ta main sur ma tête afin que ma nuque arrête de se raidir, appuie de toutes tes forces » parfois il écoute ma prière et je me porte mieux .
    Merci Thierry pour ce beau message sur l’humilité et que Dieu vous protège

  29. Redigé par L.N:

    J’ai oublié de vous saluer , Catherine d’abord et aussi Roselyne à qui je souhaite un beau voyage ainsi qu’à Serge .
    Que le Seigneur vous accompagne et vous protège

  30. Redigé par Marie Richard:

    Bonjour à tous !

    Et à toi Thierry, merci pour l’étincelle «humilité» qui embrase le coeur des personnes sur ce blog. Tu auras à la pratiquer encore car je n’ai pas de pierres à te lancer ni envie de te juger. Je répète que tu me reconduis sur le chemin de la Foi et de l’Espérance en suscitant le dialogue sur des sujets difficiles à aborder dans nos milieux. Je révise, grâce à tes lettres et à celles des participants, mes positions et j’essaie de les actualiser dans mon quotidien.
    Je t’ai dit merci déjà pour ton «apparition» dans un moment de ma vie où j’étais comme arrêtée, seule, dans un désert silencieux. J’ai accroché à ta jeunesse, à ton innocence face à la Foi. Tu es bien de ton temps ! Mais j’ai surtout accroché au cri d’amour que tu as lancé, en essayant d’expliquer ainsi ta conversion. « La Foi, c’est comme tomber en amour.» Tant qu’au piédestal, à la valorisation, «mon frère», tu dois déjà avoir appris combien nous sommes portés sur les vagues des événements et que la voile, parfois mal dirigée dans le vent, nous fait rapidement tomber de notre piédestal. Je pense moi aussi, comme Ste Thérèse que;« L’humilité c’est la vérité. Je ne sais pas si je suis humble, mais je sais que je vois la vérité en toutes choses. »
    De temps en temps, nous faisons des bons coups, nous recevons de la reconnaissance et de l’amour à cause de ça. C’est bon et nous pouvons être fiers de nous. Alors comment intégrer l’humilité
    à ces actions ? Serait-ce de ne pas oublier que nous sommes guidés, supportés dans ces bons mouvements, par la présence de Dieu en nous et son Esprit ? Si c’est là notre pensée ? De toutes façons, je crois que seulement les saints peuvent vivre en état continu d’humilité.
    Se battre la coulpe, oui, de temps en temps ; quand il le faut; quand nous n’avons pas fait ce que nous voulions… Ça, tu le fais assez souvent Thierry.
    Pour moi aussi c’était ma fête, la semaine dernière sur le blog. J’ai accueilli ces fleurs que je ne méritais pas vraiment. Je les ai gardées un instant dans mes mains puis je me suis empressée de les refiler vite à mon Maître et Ami. Celui par qui tout arrive. Il me dicte souvent, sans vraiment que je m’en aperçoive, les mots qu’Il voudrait peut-être qu’on entende. Encore faut-il que je sois en Sa présence et que je m’éloigne de moi. C’est là que parfois en me relisant, je suis surprise de ce que j’ai écrit.

    Maintenant, je dois vous dire à tous, combien je suis éblouie par vos réflexions sur l’humilité. Même, j’en suis à penser que l’humilité est plus connue et plus pratiquée que l’on peut le croire. Je trouve que les hommes, vous êtes tellement riches vous aussi et je suis heureuse que vous vous exprimiez à la suite de Thierry. Il me semble, cette fois-ci, encore plus itimement.

    François, tu exprimes exactement notre pensée, à mon mari et à moi.
    Après en avoir discuté ensemble, qu’elle ne fut pas ma surprise de lire ton texte presque dans les mêmes mots que nous venions de prononcer. Je ne changerais pas un iota.
    Je crois, moi aussi, que l’humilité est plus un état. Un état de vérité. Comme toi, je sens le lien très proche entre humilité, vérité et amour.
    J’ajouterais seulement le pardon à soi, à demander et à accorder aux autres. J’aime ton regard porté vers l’autre… quand tu t’acceptes sans fard et que tu constates l’apaisement dans les relations…
    Et comble de mon admiration, toi, tu peux être succint.
    Moi, j’ai besoin d’écrire parce que j’ai besoin de communiquer. Je ne suis pas littéraire. Je vais plus vers la communication des idées et des émotions. Donnez-moi un crayon (même virtuel) et c’est parti. ARRÊTEZ-MOI QUElQU’UN, si vous voulez !

    Il faut relire Thierry, François, Larry et ses beaux paragraphes sur Mère Térésa et sur St,Exupéry.
    Serge; «…plus Dieu se révèle, plus nous voyons la distance qu’il y a entre Lui et nous.»
    Emylia :…museler sa propre lâcheté…
    Catherine:…forme de faiblesse…
    Yves ; Dans les mains de Dieu…Lui seul sait quel coeur il nous faut.
    Guillaume: Humilité pour écrire à chaque semaine.
    Jasmin : Viens faire en moi ce que je ne peux faire de moi-même.
    Pierre:…cette humilité modeste, imparfaite…
    Brigitte : Cette douleur de se découvrir telle que l’on est…Demander pardon et pardonner.
    Sophie: Lire la finale du Journal d’un curé de campagne. (livre que j’ai lu et relu)« Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier…»
    Bea : Ne pas contrôler son taux d’humilité.
    Marie-C : dépendant de l’autre et de Dieu..
    L.N:…que j’oublie de m’oublier…« s’il te plaît, appuie ta main sur ma tête…….»

    Et ça continue ainsi, avec beaucoup d’autres révélations. Des paroles signifiantes, de toute beauté…et le beau peut sauver le monde.

    Je ne peux pas encore m’arrêter sans vous rapporter quelques unes des fois où j’ai vu l’humilité pure.
    La première fois de ma vie, j’avais 18 ou 19ans (début de mon cours d’infirmière ) je devais m’occuper d’une dame, toute menue, qui avait la moitié de la figure rongée par un cancer, plaie purulente et nauséabonde. On l’avait retirée seule, dans une petite chambre éloignée des autres, à cause de la senteur…À ce moment là, j’étais trop jeune pour savoir que je voyais le Christ en elle. Ah! ce n’était pas facile de supporter cette odeur pendant que je l’aidais à manger et à faire sa toilette. Mais je ne voulais pas que rien ne paraisse dans mon visage et j’affichais mon plus beau sourire. Mais elle, la pauvre petite, mais elle, ELLE SOURIAIT AUSSI, tout le temps dès qu’elle me voyait dans la porte. Elle parlait difficilement, doucement et répétait inlassablement des mercis.
    Est-ce elle ou moi qui souriait en premier ? Je ne sais pas. Mais moi, je savais qu’il fallait lui donner mon sourire afin qu’elle accepte mon aide. Puis, j’étais presque sans paroles. Elle était l’humilité personnifiée à travers son corps meurtri, défiguré.
    Je regrette, encore aujourd’hui, de ne pas avoir trouvé de mots consolateurs, de ne pas être demeurée longtemps assise près d’elle,
    (chose qu’on ne m’aurait peut-être pas autorisé à faire)
    Jamais je ne l’oublierai. Jamais je n’oublierai ses yeux si doux, son sourire brisé et sa petite main frêle et froide qui serrait la mienne.
    Humilité à l’état pur.

    Puis, je vais peut-être vous surprendre mais pour moi, chaque maman qui porte un enfant et le met au monde est en état d’humilité.
    Pour en avoir accompagné plusieurs. Pour l’avoir vécu trois fois, subir dans son corps tant de changements mystérieux, déformants, le laisser s’ouvrir dans sa partie la plus intime, jusqu’à la déchirure, s’abandonner à la douleur que nous ne pouvons contrôler et qui augmente de plus en plus; toutes ces heures de travail et d’accouchement qui se produisent dans un corps brisé, ne peuvent que se vivre dans l’humilité. Il y en a beaucoup qui en sont mortes par le passé et elles en meurent encore parfois.
    Bien sur, quand l’enfant est là, malgré l’épuisement, nous sommes déjà prête à le prendre dans nos bras, à lui sourire et à pleurer de joie. Et tout ce temps de souffrances est presque déjà oublié.

    De même pour le futur papa, qui vit intensément près de la maman, qui se sent si impuissant, de même pour lui, il entre dans l’humilité.
    « Qui fait mal, mais rend heureux comme rien ne rend heureux.»

    Pour terminer, c’est l’humilité du Pape Jean-Paul II qui m’a touchée.
    Je la voyais dans sa façon de prier. À la fin de sa vie, souffrant de la maladie de Parkinson, il continue de faire son ministère.Il se présente avec un corps diminué, tremblant avec une trachéotomie. Comment oublier sa dernière apparition à la fenêtre du Vatican, dans l’humilité, voulant donner sa dernière bénédiction. Il en fut incapable et nous l’avons vu baisser la tête en pleurant sur son peuple et sur sa finitude de vicaire du Christ. Il manquait que la croix de bois. Il est mort peu de temps après.

    «N’ayez pas peur» et « Renouvelez la face de la terre »

    Soyez bénis ! Merci ! Marie

  31. Redigé par Hombeline:

    Merci Thierry pour ce message sur l’humilité. On peut tant écrire sur ce mot….Personnellement je peine à bien le comprendre.

    Je trouve en général qu’on a tous tendance à être orgueilleux plutôt qu’humble. Notre nature première réagit vite quand nous sommes attaqués et nous ne réagissons pas très humblement. Mais ici tous en donnent une bonne définition….à relire et à méditer….

    Et Marie a pris sur son temps de sommeil pour nous livrer ses réflexions personnelles toujours empreintes de grande profondeur. Soyez heureuse Marie avec votre mari….. ce doit être un si grand bonheur de vieillir avec son époux …..je vais relire les messages pour avancer dans la compréhension de ce grand mot : humilité.
    Amitiés à Thierry et à vous tous qui écrivez de si belles choses !

  32. Redigé par jasmin:

    un grand merci marie pour la beaute de votre ecriture je sens en union avec chaque theme evoque c est riche profond fecond vraiment
    merci car dans l humilite de ma vie je n ai pas grand chose a partage
    vous nous faites vivre de belles choses a travers un vecu precieux je crois qu il ne faut pas regretter ce que l on a pas fait car c est qu on
    n etait pas pres a ce moment la mais on en garde le souvenir pour apprendre il me semble a preter attention a l autre merci encore de m enrichir cela m est tres precieux je suis si en demande bonne journee que le seigneur vous benisse ainsi que vos biens aimes

  33. Redigé par bb:

    Marie, je n’ai pas de mot pour vous dire ce que je ressent après la lecture de votre texte, ainsi que celui de la semaine dernière!
    J’en ai les larmes aux yeux…
    Toutes les semaines je viens sur ce blog vous lire tous, je viens me nourrir de cette belle énergie.
    Je n’ai pas beaucoup de temps et je ne suis vraiment pas littéraire pour vous exprimer mes réflexions mais, je veux vous dire MERCI!
    N’ayez pas peur et renouvelez la face de la terre c’est de Jean Paul II.
    Je suis aussi touchée par son humilité et on ne peut pas l’oublier…
    Je vous conseille de regarder le film qui à été réalisé sur sa vie « un homme devenu pape et le combat d’un pape » EPOUSTOUFLANT!
    film magistral et proche de l’homme réel sur la vie de Karol Jean Paul II Il y a quelques semaines j’étais à Cracovie, dans sa ville natale. Tout est empreint de LUI, cette ville est très calme et c’est étrange même…on s’y sent bien. Les gens prient beaucoup, avant le boulot, fin de journée, beaucoup de jeunes tout comme les plus âgés. Les gens sont gentils et respectueux! Je n’en dirais pas plus mais si vous avez l’occasion de voir le film sur sa vie, faites le.
    Merci à Thierry d’avoir ouvert ce blog.

  34. Redigé par laurence:

    L’humilité me pose problème, tellement éloignée de moi…Je ne pensais même pas intervenir cette semaine tellement je pensais ne rien avoir à apporter sur ce sujet.
    Je la confonds souvent avec l’humiliaition, j’ai donc tendance à lui donner un sens très péjoratif.
    Je suis quelqu’un de très orgueilleux, mais qui sait aussi se mettre à l’écoute et au service des autres. Mais n’est-ce pas juste pour me valoriser, pour me dire à quel point « je suis quelqu’un de bien »? Je sais que j’ai beaucoup de chemin à faire dans ce sens.

    Tous vos témoignages m’éclairent, et même si je ne comprends pas encore tout, vous me donnez des pistes de réflexion et de méditation pour progresser.
    Merci à tous, et merci Marie pour tes longs témoignages si riches que je lis avec bonheur.

  35. Redigé par Marianne:

    Je ne crois pas que l’humilité s’apprivoise comme le renard et le petit Prince s’y engagent. Dirait-on que s’apprivoise la gentillesse, le courage,…

    Pour moi, l’humilité est de mettre en lumière les autres, s’effacer… comme Dieu le fait ! (cf. P. Varillon). Elle « dit » Dieu pour cela. C’est une façon d’être, une décision (acte libre)

    Tenir un blog peut-il être un lieu humble ? A la rigueur, oui si on met en lumière d’autres (et encore, lesquels ?) ou si l’auteur sollicite ses lecteurs… « égalité » des petites pierres ou si l’auteur ne sollicite rien mais où les petites pierres entrent en relation entre elles, s’aident, mettent tel ou tel message (et son auteur) en lumière… en toute humilité :-) .

    Parler de soi, c’est de l’ordre du témoignage. Que de soi, c’est pénible, surtout si on radote : comme dans la vraie vie !

    Pour finir, pas de « magnification » de la dépendance c’est un état, une école… Je le suis, mais l’humilité…J’ai eu des mauvais traitements, humiliations, vols et j’ai, j’aurai…TOUS les jours. Je n’ai rien à dire de particulier sur l’humilité. Elle demeure une liberté, un choix au-delà des évènements de la vie et une façon d’être que j’admire lorsque j’ai la chance de rencotrer des humbles,

    On me rapproche d’être trop orgueilleuse, de me croire mieux que les autres… Ici aussi !!!

    Amitiés,
    Marianne

  36. Redigé par M. Th. Brierre:

    Quand je clique sur votre blog, cher Thierry, je sais que je pénètre sur une autre planète dont l’atmosphère baigne dans la joie, la sérénité et la bienveillance… même si tous ne sont pas toujours en accord ! Et j’ai retrouvé cette même ambiance dans vos deux interviews sur Radio Notre Dame, ces deux derniers samedi : que de modestie et d’humilité : j’adore ! J’ai d’ailleurs souvent cité à la catéchumène que j’ai accompagnée au baptême, dans la nuit de Pâques, certains passages de votre blog pour lui montrer comment Dieu nous fait progresser et Lui seul… et elle, elle m’a fait rencontrer le « petit » (par la taille) Marcel Van, frère Rédemptoriste vietnamien, mort en martyre à 31 ans et qui dialoguait sans cesse avec Jésus, Marie et Ste Thérèse de Lisieux en toute humilité, familiarité enfantine et savoureuse et totale confiance. Comme ces exemples sont beaux et nous aident sur notre propre chemin souvent bien laborieux. Alors, continuez toutes et tous et merci d’avance ! Marie-Thérèse

  37. Redigé par L.N:

    Qu’il est difficile de rester humble quand on lit tous les beaux commentaires de vos blogueurs Thierry. « Je ne suis pas une vedette , mon vrai métier il est ailleurs , si le Seigneur me met en vedette , c’est pour mettre en vedette le Seigneur  » disait Soeur Sourire .
    Vous aussi Thierry votre vrai métier il est sans doute ailleurs , on n’est pas Blogueur de métier et pourtant que de grâce dans tous les messages que je lis , celui de Marie Richard qui est très beau , celui de M. Th Brierre aussi qui pénètre sur une autre planète , oui comment arriver à rester humble devant tant de beauté et de compliments
    Continuez ainsi et que le Seigneur vous accompagne tous

  38. Redigé par Brigitte:

    Il me semble, Marianne, que les termes »se laisser apprivoiser par l’humilité » conviennent bien.On peut naitre courageux, gentil,mais on ne nait pas humble.L’humilité ne cesse de mûrir, de se parfaire comme une relation d’amitié ou d’amour;ce sont les expériences de la vie qui peu à peu nous conduisent vers cet état et et qui progressivement nous ramènent à notre juste place dans une certaine confiance en Dieu pour ceux qui croient.
    Les humiliations proviennent généralement de personnes qui ne s’acceptent pas elles-mêmes,c’est l’expérience que je peux en avoir.
    Brigitte

  39. Redigé par colombine:

    En lisant ce message, c’est comme si je lisais ce que j’avais moi-même écrit. Ce n’est pas la première fois que je ressens cela en lisant votre blog. Vous arrivez à exprimer ce que je ressens sans que je n’en sois moi-même capable.
    Merci pour ce don que Dieu vous a donné. Merci d’en faire « profiter » tous ceux qui consultent ce blog.

  40. Redigé par Odile:

    Chère Marie,
    J’ai fait très exactement la même expérience que vous à l’âge de 17 ans comme aide soignante pendant un mois dans un hôpital. J’ai fait cette expérience de « l’humilité à l’état pur », que je vois comme celle de – l’humilité ultime –, souriante d’un corps souffrant, rongé et déjà décomposé. Je me souviens très précisément comme vous le dites de ce visage si doux, de ce sourire brisé et de cette main si menue et de ces regrets qui habitent encore.
    Ce sont des expériences fortes qui transforment profondément. Je n’ai finalement pas choisi de devenir médecin ; à la réflexion, j’aurais d’ailleurs été surement meilleure aide soignante que médecin…

    « L’humilité est la qualité suprême, la grâce par essence ». Je souscris. L’orgueil m’est aussi comme un dard qui pique douloureusement et régulièrement. Si l’humilité se cultive ou s’apprivoise, c’est dans l’esprit d’enfance qu’il faut la retrouver.

    A lire dans « La foi des démons » de Fabrice Hadjadj (poche Albin Michel p.232/233/234)
    « … Qui dit filiation dit deux choses que l’orgueil refuse, à savoir l’esprit d’enfance et la pitié filiale. Le psaume le laisse entendre : « Ta louange est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits, rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte (Ps 8,2-3). Le rempart où l’esprit se brise n’est pas dans la force mais dans cette faiblesse-là. » (…)

    « Ce passage par l’enfance qui marque à jamais le fond de notre être, le Très-haut ne pouvait pas trouver mieux pour nous préserver autant que possible du mal définitif. »

    « Déraciner de soi le petit enfant que l’on fût, c’est essayer de faire l’ange, et par là devenir démon. On se pose comme une espèce à part entière, sans lien de dépendance aux autres créatures, sans origine à reconnaître, sinon celle que ses choix se fabriquent, en démiurge de sa vie. »

    (…) « L’esprit d’enfance n’est pas seulement docilité à une providence paternelle, disposition à la grâce(…) mais point d’appui du repentir, possibilité du retour alors même que l’on est tombé. Car les chutes, chez le petit, ne font pas mal. Et il sait désarmer la colère de son père en se jetant dans ses bras. »

    C’est sympa non de pouvoir se jeter dans les bras de son Père ? Restons petits !
    Amitiés,
    Odile

  41. Redigé par Larry:

    Merci a toutes et à tous pour vos réflexions . Je les découvre au fil des jours et suis frappé , indépendamment des talents des uns ou des autres , par la sincérité qui ressort dans chaque témoignage ..

    Et puis Thierry vous m’ennuyez ! Ce blog est perturbant. Me suis surpris hier soir, rentrant de voyage , en flagrant délit de « ‘dé humilité  » . J’étais en train de me pommader gentiment en pensant que finalement j’étais un chouette type , que sans moi …. que ceci. que cela. Et vlan dans les gencives . Ai pensé aux réflexions lues en début de semaine

    Que cet orgueil est sournois et prêt à nous envahir à tout instant . Je dois être vigilant et lire la phrase de Mère Theresa tous les jours . Avant mes prières ce matin , ai parcouru les commentaires plus récents . Je devrais citer le nom de toutes et tous . Car chacune de vos pensées m a permis de remettre les idées en place.

    Merci encore . Je vous souhaite une belle journée

    Larry

  42. Redigé par laurence:

    KT hier avec les enfants de 9 ans, que je devais amener au sacrement du pardon et de la réconciliaition (quand j’avais 9 ans, on disait « confession » et ça me donnait très mal au ventre!…).
    Bref, version 2012, on était sensé leur lire un dialogue dans lequel un enfant s’adesserait à Jésus et lui demanderait quels cadeaux il souhaite…Jésus répond qu’il veut trois cadeaux (ce côté « Disney » avec les trois voeux me gêne un peu, mais bon, il faut bien intéresser le jeune public!).
    L’enfant répond « super, je vais te donner ma play station, mon portable et mon DVD préféré ».
    Autre parenthèse : là, les enfants m’ont tout de suite dit « c’est débile, ça n’existait pas à l’époque de Jésus! » Comme quoi il ne faut jamais sous estimer l’intelligence des enfants…Surtout quand on veut se mettre à leur portée!
    Revenons au dialogue « virtuel » entre Jésus et l’enfant.
    Jésus lui dit qu’il préférerait avoir son dernier contrôle de maths. L’enfant se récrit « Mais j’ai eu insuffisant! »
    « Justement dit Jésus, donne-moi tout ce qui est insuffisant dans ta vie… »
    En deuxième cadeau, Jésus demande le bol de son petit déjeuner.
    « Mais je l’ai fait tomber ce matin et il est ébréché » s’étonne l’enfant.
    « Justement répond Jésus, donne-moi tout ce qui est ébréché dans ta vie… »
    En troisième cadeau, Jésus demande le mensonge que l’enfant a dit ce matin à sa mère. Devant l’air effaré de l’enfant, Jésus lui dit « Justement, donne-moi tout ce qui est moche dans ta vie, tes erreurs et tes mensonges, tes lâchetés, tout ce qui t’éloigne de moi, et je te prendrai dans mes bras et je te pardonnerai. »
    Pourquoi faisons-nous le mal m’ont demandé les enfants?
    parce que nous sommes libres de choisir, parce que Dieu nous guide, nous montre l’exemple, pose les règles, mais comme avec nos parents, nous sommes libres de les suivre ou pas.
    Et ce magnifique cadeau qu’est notre liberté a un inconvénient quand même, faire le bien n’est pas un instinct mais un choix.
    Je ne me permettrai pas de vous donner une leçon de KT quand je vois la profondeur des interventions des uns et des autres, mais je voulais juste partager avec vous cette heure passé à parler de Dieu aux enfants, et cette phrase toute simple : « donne-moi tout ce qui est insuffisant, ébréché ou moche dans ta vie… »
    Pas vraiment dans le sujet de cette semaine, mais pourtant…Etre humble, n’est-ce pas aussi savoir reconnaître ses limites, savoir demander pardon?

  43. Redigé par Odile:

    Et bien moi Laurence, j’aurais bien aimé que l’on m’enseigne le Kt comme vous le faites ! merci pour celle belle leçon. Amitiés, Odile

  44. Redigé par Marianne:

    Superbe partage, Laurence, merci beaucoup :-)
    Je me permets de le copier, de l’imprimer et d’en parler autour de moi dans ma paroisse.

    Encore merci !

  45. Redigé par Marie Richard:

    Mais oui,oui, Laurence, tu es justement dans le sujet. La liberté, quel beau cadeau ! Mais qui ne nous donne pas l’instinct du bien comme l’on respire. Il faut faire des choix. Et quel bel exemple d’humilité avant de recevoir l’amour: « donne-moi tout ce qui est insuffisant, ébréché ou moche dans ta vie…» « Et je t’aimerai à travers mon pardon.» Humilité de présenter à Dieu, nos pauvretés au lieu de se vanter de nos bons coups.
    Il nous connaît plus que nous nous connaissons nous-même. Autant lui dire qu’au moins nous nous apercevons de nos manquements d’amour. Le reste, Il le voit aussi. Il nous envoie ses grâces dont l’une est la Joie. La Joie, dont tous les enfants de la terre devraient bénificier.
    Moi aussi, comme Odile, j’aurais bien aimé qu’on me parle ainsi quand j’avais 9 ans. Je n’aurais pas eu aussi peur et je n’aurais pas fait pipi dans le confessionnal lors de ma première confession.
    Tu as une belle mission petite soeur. L’amour que tu donnes qu’il te soit rendu au centuple. Merci
    Marie

  46. Redigé par Béa:

    Comme vous Larry je me dis que chaque message me remet les idées en place. Quelle semaine incroyablement riche!
    C’est tellement comme ça qu’il faudrait toujours parler de Jésus, Laurence!
    Sophie, grâce à la magnifique phrase de Bernanos que vous avez citée j’ai lu le Journal d’un curé de campagne. Merci!
    J’ai relevé deux phrases pour vous Thierry:
    « …lorsque le Seigneur tire de moi, par hasard, une parole utile aux âmes, je le sens au mal qu’elle me fait ».
    « Je ne peux penser sans amitié au futur lecteur, probablement imaginaire, de ce journal…Tendresse que je n’approuve guère car elle ne va sans doute, à travers ces pages, qu’à moi-même. »

    Je pense aussi, comme il est dit plus haut, qu’il faut de l’humilité pour écrire chaque semaine.
    Il paraît que Saint Thomas d’Aquin, qui était un homme très admiré , avait du mal avec son ego…

    Amicalement
    Béatrice

  47. Redigé par laurence:

    Merci pour vos encouragements qui me vont droit au coeur! Sincèrement, je fais el KT comme j’aurais aimé qu’on me le fasse, avec beaucoup d’amour et un peu d’humour!
    Venir sur ce blog depuis plus dun an maintenant a nourri ma foi et élargi mes connaissances, alors merci à tous!
    Marie, je n’ai pas fais pipi dans le confessionnal de mon enfance, mais j’ai été punie par la dame qui me faisait le catéchisme parce que je déménageais souvent à cause de la profession de mon père, et tout juste arrivée dans un nouveau groupe dans une nouvelle ville, je ne coonnaissais pas le « Je vous salue Marie » …Du coup j’ai du le recopier 10 fois au lieu d’aller jouer avec les autres. Cette humiliation est restée bien gravée en moi, beaucoup plus profondémment que le sens de cette prière et que la foi qu’elle aurait du essayer de me transmettre!
    J’ai dans mon petit groupe une grande majorité d’enfants dont les parents ne sont pas ou plus croyants, et cela me donne beaucoup de liberté dans mon approche et beaucoup de joie aussi.
    Bien amicalement.

  48. Redigé par clémentine s.:

    Je crois qu’il faut rester soi-même en toutes circonstances. Si l’on est humble, l’on ne peut pas le savoir puisqu’on le vit. Chercher à le devenir est à mon avis, un non sens, car l’on devrait l’y être naturellement puisque c’est la nature qui le veut ainsi. Tout le reste n’étant qu’apparat.
    bonne soirée
    C.S.

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